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Dans l'après-midi du 8 mai 1902, quelques heures après l'éruption de la Montagne Pelée qui anéantit la ville de Saint-Pierre, des militaires se rendirent sur les lieux:

pour rechercher des survivants
pour évaluer le montant des dégats
pour récupérer les coffres-forts de la Banque de la Martinique



    Si la destruction de Saint-Pierre ne pouvait être évitée, on aurait pu, en évacuant la population, minimiser le nombre de victimes. En effet, de nombreux signes avant-coureurs auraient dû alerter les autorités : dès le 25 avril 1902, des nuages de cendres s'échappent du volcan ; ils ne cesseront de s'intensifier jusqu'au jour de l'éruption. Le 5 mai, un raz de marée inonde la ville basse de Saint-Pierre et un torrent de boue échappé d'un flan du volcan noie 25 personnes à l'usine Guérin. Mais des élections devant se tenir le 11 mai, on rassure les habitants de la région et une dizaine de milliers de personnes viennent même se réfugier à Saint-Pierre, qui s'ajouteront au nombre des malheureuses victimes.