Avec Tito Puente et quelques autres esprits frappeurs, ce
percussionniste né à La Havane demeure l'une des références incontournables du
latin jazz des sixties. Inspiré par les jam sessions toutes cuivrées, Mongo
Santamaria sera l'un des animateurs des descargas tambourinaires qui se
tiendront dans le New York des années 50, n'hésitant pas à prêter main-forte à
la crème des hommes bleus. Et quand on le redécouvre en leader, au début des
années 60 (album les Incontournables), il réalise une drôle de synthèse entre ces deux univers, reprenant
avec entrain le "Watermelon Man" d'Herbie Hancock ou le "Manteca" de Dizzy
Gillespie, en une danse des notes irrésistible pour les pieds. --Jacques
Denis