On surnommait Gregory Isaacs le "Cool Ruler", manière de
signifier sa passion pour les chansons d'amour, teintées de rastafarisme, qu'il
distillait sans compter de sa voix douce d'ange. Quatrième album de ce petit
maître réalisé à la fin des années 70, Mr Isaacs s'avérerait presque être
un concept album, tant il affirme ses choix esthétiques bien au-delà de la
collection de hits potentiels qu'il rassemble. Produit au cultissime studio
Channel One par les frères Hookim, ce disque est celui d'un enfant du ghetto,
d'un "rude boy" qui affirmait sa voix parallèlement à Bob Marley, qui imposait
le reggae sur l'échiquier international.--Hervé Comte